Chris vench

Chris vench

Pour cette nouvelle Stereo-Interview, nous sommes allés à la rencontre de Chris Vench, Dj et producteur basé à Toronto au Canada. Il nous servira un mix tout frais dans la Play Room du vendredi 15 janvier 2021

Bonjour Chris ! et tout d’abord merci de nous offrir un peu de ta musique avec ce mix que tu proposes ce soir dans l’émission Play Room, et de ta présence en acceptant de répondre à 2/3 questions pour notre radio Stéréo Gang. Alors parlons peu et parlons son ! Peux tu nous dire, quand et, comment, as tu commencé à produire de la house music. Je précise que tu es canadien et que tu vis à Toronto

J’ai commencé à faire de la musique autour des années 98-99. Un très bon ami à moi Flipside qui est mon partenaire actuel sur le projet sur lequel on travaille : Rovito and Nolin, d’ailleurs regardez ça, on a des supers bons sons qui arrivent !

Donc il m’a présenté à un gars qui s’appelle Paranoid Jack, qui, à ce moment là, était entrain de faire des trucs vraiment super cool. Il avait une longueur d’avance au niveau de ses idées mais aussi de la musique qu’il faisait/sortait. Donc Paranoid Jack a été celui qui m’a montré comment utiliser un Sampler K2000. C’est lui qui m’a montré comment utiliser Patchbase, Cubase et le fonctionnement d’un studio. Parce qu’à cette époque là, à la fin des années 90, c’était surtout du matos Arbort.

Tu peux faire beaucoup de choses dans un studio (in the box) mais je voulais apprendre le arbot gear pour avoir ce sentiment d’apprendre ce que c’était de commencer au début, apprendre comment utiliser ce sampler, apprendre comment utiliser une batterie (drum machine), apprendre toutes ces différentes choses.
Ca a crée une connexion différente entre moi et la musique. Je dirai que c’est en 97,98,99 que j’ai commencé à tater le terrain, aller au studio et apprendre. Et aussi, grâce à Flipside, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Stickman, une légende Canadienne et mon 1er album est en fait sorti avec Stickman recordings. J’ai fait un EP, « Modus Operandi » était sur la face A et face B c’était « Open up your ears ».

On nous a aussi branché pour publier des « short labels » que j’ai fait, qui étaient vraiment cool et j’aimerai bien en avoir une copie digitale mais ce n’est pas le cas.

Et comment as tu découvert ce mouvement ?

Je dirai que j’ai rencontré ce mouvement de dance music grâce à mon amour pour les soirées, mon amour pour la culture, le caractère inclusif de la culture, peu importe qui tu aimes, peu importe la couleur de ta peau, peu importe quel Dieu tu pries, aucune de ces choses n’ont d’importance quand tu es dans ce monde de la musique house.
Ce n’est pas grave et je m’en fous. Et même dans ma vie personnelle, en dehors de la musique house, des soirées, je m’en fous. Tu t’occupes de tes affaires et soit toi-même.
Et pour moi, c’était surtout cet amour pour cette idée de communauté qu’on retrouvait en soirées. Je voulais me connecter plus avec les gens et je pense que c’est aussi une autre raison pour laquelle j’ai commencé à faire de la musique.

Peux tu nous en dire plus sur ton style et sur ta manière de faire de la production ?

Je dirai que mon style de musique est surtout house, tech house mais pour être honnête, parfois quand je m’assoie pour écrire une chanson, je n’ai pas toujours une idée particulière en tête.
Certains jours, je vais commencer par sampler et ça va me prendre un certain temps pour trouver cette ( demi mesure ou mesure d’une chanson) que je suis entrain de sampler pour construire une chanson autour, pour recrée cette bassline, ajouter des notes… ?
Donc je dirai que c’est surtout house et tech house, mais dernièrement j’ai écrit quelques sons presque progressive. C’est vraiment selon comment je me sens à ce moment là et beaucoup dépend aussi de mes humeurs mais aussi ça va dépendre de ce que je suis entrain de sampler, où ça va m’emmener. Cela dépend aussi avec qui je travaille, si je travaille avec quelqu’un qui joue quelque chose de plus hard/fort/intense, je ferai quelque chose de plus fort ou mes influences profondes vont avoir un effet là-dessus.

Il n’y a jamais de plan initial quand je m’assoie pour travailler sur une chanson, ce qui sort, sort. Parfois, c’est génial mais des fois je reécoute et je me dis : Mais à quoi je pensais ?!

Tout dépend de mes humeurs, il n’y a jamais de plan. Certains jours, je m’assoie et je me dis : C’est ce que je vais faire, et ça tape… et des fois ça ne marche pas. En ce moment je produis essentiellement avec Flipside sur Rovito et Kowing Elias. Donc la plupart des sons en ce moment sont surtout pour nous. Il y a certaines choses sur lequel je travaille mais je me focus pas mal sur ces projets Rovito et Nolin, donc allez voir ça sur Spotify, Beatport ou Traktor, là où vous écoutez et achetez votre musique, parce qu’on travaille sur pas mal de choses super cool.
On travaille aussi avec un autre producer de Toronto, son nom est San Van Horne. Allez voir ça parce que c’est vraiment un gars plein de talents. Wow ! C’est un plaisir de travailler avec lui et j’ai de la chance de vivre dans une ville où il y a des producteurs si talentueux et des gens vraiment créatifs. Du coup, peu importe sur quoi tu travailles, tu trouveras toujours quelqu’un qui sera dans la même vibe que toi.
Je suis vraiment chanceux et j’en suis reconnaissant.

Ok, je suis impatient de jouer vos nouvelles productions, ca c’est sur !
Allez dis nous en plus sur tes futurs projets et quand est ce que tu débarques en France ?

En ce qui concerne le futur, par rapport à mes projets, la grande majorité de ce que je fais se concentre sur le project Dovito et Nolin que j’ai avec Flipside.

Chris Vench Je mets énormément de créativité et d’énergie dans ce projet et je suis surexcité par ce qu’on fait. On produit en ce moment de la musique vraiment cool, vraiment au top. On doit avoir maintenant à peu près une vingtaine de sons, qu’on a fait entre nous et gardé pour nous.

Évidement en ce moment à cause de l’épidémie, personne ne fait de soirées, de concerts, les boites sont fermées. Je ne sais pas qu’elle est la situation des boites en France, mais à Toronto, où je suis, c’est vraiment la merde, toutes les boites sont fermées. Je crois que la dernière fois que je suis allé en boite c’était en mars… et encore !
Donc j’imagine que c’est un peu partout pareil dans le monde entier, mais idéalement le but est de continuer à travailler sur notre musique, continuer à laisser ma créativité briller, continuer à travailler avec des gens dans le même état d’esprit que moi partout dans le monde entier.

Des gens qui partage la même vision mais aussi avec des gens qui ne partage pas les même idées, car tu ne peux pas toujours t’entourer de personnes qui sont toujours d’accord avec toi, te disant : « tu es le meilleur» quand tu fais un son qui est de la merde. Donc dans un sens c’est bien d’être confiné et par rapport à mes futurs projets, travailler sur un truc Chris Vench en solo ?

Probablement pas. Ou pourquoi pas ? Mais beaucoup de mon énergie future va se concentrer sur le projet Nolin et on espère que pas mal de choses vont bouger dans le bon sens en 2021.
Et par rapport à quand est ce que je vais venir en France ? Si je pouvais sauter dans un avion tout de suite et aller en France, je le ferai de suite !

J’aimerai trop voir ce pays, j’aimerai trop être baigné dans la culture française, j’aimerai joué en France, juste être là, j’adore être en Europe, je viens d’une famille européene, mes parents sont nées en Europe.Donc je suis ouvert et prêt à venir quand vous voulez !

Merci à toi et j’espère que nous ferons partie de ceux qui te feront jouer en France.

 

Retrouvez Chris Vench et sa zic House / Tech-house : SoundcloudMixcloudInstagram

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